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Hanoukkah

 

 

Briller ensemble

Nous connaissons tous l'histoire de Hanouka, riche d'enseignements pour chaque génération.

Antiochus Epiphane gouverneur tyrannique voulait imposer le culte helléniste aux Judéens qui dépendaient de sa juridiction depuis la conquête d'Alexandre le Grand. Antiochus avait un rêve assimilationniste : faire que tous les pays conquis forment une seule culture à travers une seule religion. L'Histoire, depuis la tour de Babel, nous a appris que toutes les tentatives d'uniformisation des consciences exprimaient un projet dictatorial. Qui plus est, il voulait que les Juifs renient leur foi dans le D. un qui avait révélé la Torah au Sinaï. Grâce au Ciel, Juda Macchabée triompha de l'armée grecque, "et le petit nombre l'emporta sur le grand nombre".

La fiole d'huile de la Ménora, le chandelier du Temple, qui devait brûler un jour brûla, miraculeusement, huit jours. Les rabbins décidèrent de pérenniser cette victoire par l'allumage des petites veilleuses ou bougies. Ainsi au huitième jour, huit flammes plus le chamach illumineront notre foyer.

Ces huit flammes distinctes sont la réponse juive à tous les projets idéologiques. Ce qui est important c'est que chaque flamme occupe sa place, dispense sa lumière, apporte sa chaleur.

Telle est aussi la vocation du Consistoire de Paris : aider chaque communauté, chaque juif à faire briller sa propre flamme. Notre institution ressemblerait au chamach, car notre rôle est bien d'assumer un sacerdoce communautaire pour que notre lumière grandisse. Aider le Consistoire de Paris, c'est finalement nous permettre de mieux vous aider dans les moments importants de votre vie.

Que cette fête de Hanoukka nous permette de briller ensemble, non dans la confusion, mais dans le respect permanent d'une flamme à l'autre.

Hanouka Saméah

Joël Mergui
Président

 

Hanouka 5768 : Les lumières d'Israël

Apartir du mardi 4 décembre nos foyers resplendiront des lumières de Hanouka. Fête joyeuse où parents et enfants se retrouvent pour "observer les flammes sans en tirer profit", louer l'Éternel, jouer avec les toupies, manger des beignets et étudier les leçons de cette solennité instituée par nos maîtres (zal).

Sur ce dernier point, il nous faut remarquer la centralité du pouvoir rabbinique dans l'histoire juive. En effet, cette fête a été institutionnalisée au moment de la victoire des Maccabim sur les Grecs, c'est-à-dire bien après le temps de la prophétie. et pourtant comme à Chavouot ou comme à Souccot, nous réciterons le Hallel complet chaque jour, et comme la durée de Souccot et son jour de clôture, Chémini Atséret, Hanouka dure huit jours. Ni Pourim, ni même Pessah, n'ont bénéficié d'un tel sort halakhique.

A travers les lois de cette fête, nous découvrons la grandeur de nos sages (zal) dans chaque génération. Depuis Moïse, notre maître, (Moshé rabbénou) jusqu'à nos grands rabbins contemporains, la Torah et le judaïsme ont été préservés de la disparition. Même aux heures les plus sombres, ce sont les maîtres que l'on consultait pour trancher la loi. Comme l'enseigne le verset : "et tu iras vers le juge qui se trouvera dans tes jours". Il suffit de consulter l'immense bibliothèque des responsum (chéélot outshouvot) pour découvrir à travers les questions posées que l'existence juive, dans tous ses aspects, étaient réglée par les réponses ou les décrets des sages.

Ces réponses et ces décrets ont toujours visé autant la préservation de la Torah que le peuple juif en tant que peuple de la Torah. N'est-il pas remarquable qu'un fait historique, à savoir la victoire des Maccabim sur l'hellénisme, se soit maintenu dans la mémoire juive, non par les historiens ou les archéologues, mais par les rabbins eux-mêmes. Si nous nous souvenons des prouesses "du petit nombre sur le grand nombre, des justes sur les méchants" c'est grâce à cette hanoukia qui portera chaque soir, une flamme supplémentaire.

S'il fallait parler de la fonction d'un Beth Din, d'un tribunal rabbinique, aujourd'hui comme hier, nous l'exprimerions par ce seul souci de préserver la Torah au sein de la communauté juive.

Les sages du Midrach nous offre ce bel enseignement à propos du verset " et vous garderez le Chabbat" : " Le Chabbat n'est autre que le talmid hakham, le disciple de sage. " De même que dans le Temple, la flamme centrale de la Ménorah symbolisait le saint Chabbat, vers laquelle les autres flammes convergeaient, ainsi le disciple de sage constitue le coeur vivant d'Israël. En allumant la hanoukia et en récitant les bénédictions et les louanges conformément à la halakha, nous perpétuons la mémoire d'Israël, qui passe par l'enseignant de la Torah. Au bout de huit jours, notre demeure sera illuminée de la lumière de la Torah, portée par ses hérauts : les sages de son peuple.

David Messas
Grand Rabbin de Paris

http://nycodem.net/messianique/?Ypx=ressource&type=1&id=182

 

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